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Le mariage: Ce que dit l’Église

In Mariage on 23 April 2011 at 09:05

Extrait tiré du livre Le livre de la nouvelle mariée: un guide général pour la mariée de Montréal publié par La Compagnie de publicité Brandow. Montréal. 1934.

Ce que dit l’Église (préface)

On donne bien des conseils à une nouvelle mariée (…)
Comme toutes les saintes femmes, comme toutes les bonnes mères, l’Église sourit aussi au bonheur de la nouvelle mariée. Avec un geste de bénédiction, elle lui indique son chemin et lui souhaite, de tout coeur, la joie de bien vivre et de mener une existence utile.

Mais l’Église a trop vécu pour ne pas rester grave, même quand elle parle à de jeunes mariés.

Ce qu’elle leur rappelle, c’est qu’on n’est pas sur terre pour s’amuser, mais pour acheter, par une bonne vie, un bonheur plus durable que celui d’ici-bas. Elle leur répète que l’épreuve est le fait de tous, que personne n’y échappe, que c’est précisément par elle qu’on assure son salut. Elle leur dit que le moyen de n’en pas trop souffrir n’est pas d’en avoir peur, mais de la supporter vaillamment.

Au pied de l’autel, elle vous avertit que vous vous unissez pour fonder une famille. Ce rôle, il ne suffit pas de s’y résiger, il faut l’accepter avec joie, comme nos pères et mères, les Canadiens et Canadiennes de jadis. Comme eux, il faut respecter scrupuleusement les volontés divines et les lois de la nature.

Ce que l’Église vous demande, à tous deux, c’est de vous aimer beaucoup, de vous être fidèles à tout prix, de vous sacrifier l’un pour l’autre, sans y penser, le sourire aux lèvres.

Tel est le bonheur que l’Église vous souhaite. Et pour mieux l’assurer, elle vous invite à revenir souvent prier ensemble dans la paix des sanctuaires, à dire à Dieu vos joies et vos peines, à demander son secours pour porter allègrement, à deux, le joug du Seigneur, le fardeau de la vie chrétienne.

Ne craignez pas: ce joug est doux et ce fardeau léger.

Adélard Dugré S.J.

Les mariés: George T. Jean et Leona M. Michaud, 26 mai 1934



L’Étiquette du mariage: séparation de biens

In Mariage on 22 April 2011 at 08:55

Extrait tiré du livre L’Étiquette du mariage publié par Marcelle Fortin Jacques & Jeanne Saint-Denis Farley. 8e édition. Ottawa. 1960.

Séparation de biens

Sous le régime de la séparation de biens, chacun des époux demeure alors propriétaire de ses bien acquis avant ou après son union.

Il existe deux patrimoines distincts: celui du mari et celui de la femme.

Sous ce régime, la femme jouit d’une plus grande capacité juridique. Comme son époux, elle conserve l’entière administration de ses biens et la libre jouissance de ses revenus. Cependant comme sous tous les autres régimes, elle ne peut vendre ses propriétés immobilières sans autorisation de son mari.

Marie Odile et Jean Marie, le 18 avril 1960


L’Église et le suffrage

In Statut légal on 21 April 2011 at 09:55

Lettre de Mgr Paul-Eugène Roy à Marie Gérin-Lajoie, 10 février 1922.

«Madame,

Je n’ai pas d’objection à vous recevoir, quand il vous plaira de venir. Seulement, je vous déclare bien franchement que toute discussion sur le suffrage féminin entre nous serait plutôt désagréable et parfaitement inutile.

J’ai là dessus des idées que vous ne modifierez pas, et, d’autre part, je ne crois pas pouvoir modifier les vôtres, surtout dans un entretien forcément court.

L’Épiscopat de la Province a pris là dessus une attitude bien définie, et je trouve tout à fait inopportun d’ouvrir un débat personnel en une matière aussi grave et complexe.

Votre tout dévoué en N.S.»

Marie Gérin-Lajoie



Êtes-vous l’épouse idéale?

In Mariage on 19 April 2011 at 19:22

Tiré de Modes de Paris n° 226, 13 avril 1951

«Êtes vous … l’épouse idéale?

Vous vous plaignez parfois : «Mon mari n’est plus le même, il semble moins m’aimer.»

Etes-vous certaine de ne pas l’avoir déçu, d’être restée la femme idéale qu’il a choisie parmi toutes les autres pour être la joie de son foyer?

Voici dix questions. Répondez franchement par OUI ou par NON.

1 — Dormez-vous paisiblement le matin tandis que votre mari boit du café réchauffé et mange du pain rassis?

2 — Rangez-vous si bien ses boutons de col et ses cravates qu’il ne les retrouve jamais?

3 — Laissez-vous des trous à ses chaussettes et ne recousez-vous les boutons que lorsqu’ils pendent à un fil?

4 — Imposez-vous à votre mari un régime abominable sous prétexte de soigner son foie?

5 — L’accueillez-vous le soir en lui donnant «le coup de bambou» avec toutes les catastrophes de la journée?

6 — Avez-vous précisément besoin d’une robe neuve le jour où il reçoit sa feuille d’impôts?

7 — Rangez-vous son bureau et déchirez-vous les papiers sans le consulter?

8 — Vous promenez-vous toute la matinée en bigoudis et de l’huile sur le visage afin d’être en beauté l’après-midi pour recevoir des amis?

9 — Avez-vous précisément la fantaisie d’aller voir un nouveau film le soir où il souhaiterait rester les pieds dans ses pantoufles?

10 — Affirmez-vous des opinions politiques différentes des siennes et tentez-vous de le convaincre avec véhémence?

Attention:

Si vous avez plus de trois OUI, il serait peut-être bon de vous modifier si vous voulez rester celle dont il a rêvé.»

Eva Peron, Casa Rosada, août 1951


Pourquoi l’adolescente devient lesbienne?

In Sexualité on 18 April 2011 at 12:12

Extrait tiré du livre L’adolescente veut savoir … publié par le Dr Lionel Gendron. Ottawa. 1964.

«Un amour profond entre deux femmes nous paraît invraisemblable. On constate bien leur passion respective, mais on néglige d’approfondir le problème de leur union. Une meilleure compréhension de cette déviation sauvegardera la jeune fille ignorante de la relation possible entre femmes.

La femme n’ose pas exposer ses difficultés et ses problèmes occasionnés par cette déviation, car elle sait d’avance qu’on la regardera d’un oeil malveillant. Soyons compréhensifs envers elle, ainsi on l’aidera à agir comme un jeune fille normale. L’homosexualité est-elle héréditaire? Absolument pas, on ne naît pas avec un gène d’homosexualité. Cette tendance se développe au cours de l’enfance et de l’adolescence. Avec beaucoup de patience et de bonne volonté, la rééducation de ces personnes est réalisable.

(…)

Les parents sont-ils responsables de cette déviation? La fille comme le garçon désirent être acceptés et éduquées dans leur propre sexe et leur psychologie individuelle. Si l’éducation de la jeune fille est malsaine, elle peut conduire vers ces moeurs contre-nature. Elle développe un jour ou l’autre, vers l’âge de 15 ans ou plus, une relation d’amour avec un compagne ou une femme mariée. Une fois engagée dans une telle union, elle adopte une attitude hostile envers la société qui la rejette. Si elle perd “son amour de femme”, elle est plongée dans une triste solitude qui l’achemine vers la voie de la dépression grave.

(…)

Il semble bien que l’homosexualité féminine s’accroît avec la vie moderne. L’adolescente se sent trop frustrée dans son existence de femme; elle désire être supérieure à l’homme; elle craint les responsabilités conjugales; elle a peur de l’infidelité de son futur mari; autant de facteurs pouvant expliquer l’homosexualité croissante chez les jeunes filles.»

Les soeurs McAdams, 1964


La virginité

In Profession, Sexualité on 17 April 2011 at 11:15

Extrait tiré du livre Pour toi qui grandis, ma fille publié par Clément Tilmann, traduit par Madame A. Desgîts. Paris. 1962.

Il faut d’ailleurs, de façon générale, que tu saches que les êtres humains ne sont pas tous appelés à se marier. À chaque jeune fille s’offre deux possibilités: la virginité ou la maternité. Sans doute la plupart des jeunes filles sont-elles destinées à se marier, mais les deux vocations possibles sont également bonnes et voulues par Dieu. Il n’y à qu’à penser à toutes les femmes qui ne se marient pas pour mieux exercer leur profession: les assistantes sociales, les institutrices, les infirmières laïques. N’est-ce pas avant tout au service de l’humanité, des familles, qu’elles se dépensent? Et que seraient bien des familles sans leur amour si dévoué?

Qui sait s’il n’importe pas que toi, précisément, tu connaisses l’existence de cette vocation de virginité? Qui sait si Dieu, dans ses desseins insondables, ne t’a pas choisie, toi, pour le servir comme religieuse dans ton pays natal ou dans les missions? Ou qui sait s’il ne veut pas que tu le serves dans une carrière laïque, mais en restant célibataire? Demande donc souvent à Dieu de te dévoiler ses intentions à ton sujet.

Anna Karina dans Vivre sa Vie de Godard, 1962

Lettre à son père: Joséphine Marchand

In Amour on 16 April 2011 at 20:21

Extrait d’une lettre de Joséphine Marchand à son père Félix-Gabriel Marchand. Publié dans Lettres de femmes au XIXe siècle de Renée Blanchet & Georges Aubin

«Dimanche, il faisait un temps infernal, nous ne reçûmes pas de visites. Le soir, la température étant plus clémente, MM. Resther, Saint-Louis, W. et L. Prévost, deux neveux à M. Mercier, et M. Dandurand vinrent passer la soirée avec nous. Mme Mercier me dit que je commence à conquérir ce dernier, qui est un jeune homme très bien, mais ce serait une demi-conquête parce qu’il est engagé, et c’est une conquête que je ne veux pas faire dans tous les cas, si par impossible ce jeune Don Juan oubliait les charmes de sa fiancée pour se laisser subjuguer par mes faibles attraits.»

Josephine Marchand

«Fille de Félix-Gabriel Marchand, Joséphine Marchand naît à St-Jean en 1861. (…) Dès l’âge de 17 ans, elle écrit des contes et des nouvelles dans le Franco Canadien et plus tard, elle signe des lettres d’opinions dans le Canada Français dirigé par son frère Gabriel. Elle signe sous les pseudonymes de Josette, Josephte, Météor ou encore Marie Vieuxtemps dans divers périodiques montréalais. La jeune femme devient une des premières canadiennes françaises à faire sa marque en journalisme. Elle lance en 1893, à Montréal sa propre publication, Le Coin du feu, première revue féminine au Québec. Millitante féministe de la première heure, elle représente les canadiennes à l’exposition universelle de Paris, en 1900. Elle marie Raoul Dandurand, sénateur et diplomate. Joséphine a tenu son journal intime de 1877 à 1900. Elle meurt en 1925.»
Source: Le Canada Français

«Journaliste et conférencière, Joséphine Marchand-Dandurand (1861-1925) publiera des articles dans de nombreux périodiques et défendra, sur plusieurs tribunes, la place et les droits des femmes dans la société. Elle revendiquera un élargissement de leur rôle social et militera en faveur de l’accès des femmes à l’enseignement supérieur et aux professions libérales. En 1892, elle crée une des premières revues féminines à Montréal, Le Coin du feu (1892-1896) dans lequel elle fait connaître les actions entreprises par les féministes québécoises et canadiennes. En 1902, elle participe à la fondation du Comité des dames patronnesses de la société Saint-Jean-Baptiste, et en 1907 de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste.»
Source: L’Alliance de recherche IREF/Relais-femmes sur le mouvement des femmes québécois (ARIR)

Attendez un bébé en beauté

In Beauté, Maternité on 16 April 2011 at 19:37

Extrait tiré du livre Le guide Marabout de la femme publié sous la direction générale de Jean-Claude Dorrier.  Paris. 1965.

Pendant neuf mois, nous pouvez et vous devez rester séduisante, conserver un teint frais, garder une belle poitrine et penser à votre silhouette, pour la retrouver, très vite après la naissance de bébé, aussi fine qu’avant. Séduisante, vous le serez avec les ravissants modèles de robes et de deux-pièces que les magasins spécialisés ont créés spécialement pour vous.

Pregnant Woman Cooking over Electric Frypan, Kitchen, Port Melbourne, 1965


Au seuil de la maternité

In Maternité on 16 April 2011 at 19:17

Extrait tiré du livre La Mère canadienne et son Enfant publié par le Docteur Ernest Couture, Directeur de la Division de l’Hygiène maternelle et infantile, au ministère de la Santé nationale et du Bien-être social à Ottawa. Publié par ordre de l’honorable Brooke Claxton, Ministre de la Santé nationale et du Bien-être social du Canada. 5e édition. 1945

«La maternité réalise l’ultime destinée de la femme et marque le plein épanouissement de son existence. Il est donc bien naturel que cette sublime vocation lui procure un si vif contentement, une joie aussi profonde. Si vous avez déjà donné le jour à un enfant, vous savez de quelle douce félicité la venue du petit être a enrichi votre vie. Et si vous allez connaître pour la première fois cette noble fonction, vous êtes, croyez-le bien, au seuil d’un incomparable bonheur.

En raison même du caractère sacré de la maternité, vous ne devez voir dans votre grossesse qu’un motif de réjouissance et de légitime fierté. Considérez donc votre état, non comme une maladie, ni même comme une anomalie, mais comme une fonction toute naturelle. En effet, il vous suffira de prendre quelques précautions indispensables pour pouvoir compter sur l’heureuse issue de ce mémorable événement.»

Jacqueline tenant Mireille dans ses bras, Québec 1945