michellesullivan

La femme en politique

In Moeurs, Profession on 30 August 2011 at 18:34

Extrait d’une lettre signée René Lévesque, tiré du livre Le guide de la Québécoise: tome 1 publié aux Éditions l’héritage. Saint-Lambert. 1976. De la collection de Thérèse.

Au Québec, il n’y a qu’une femme député à l’Assemblée nationale.

Or, la politique embrasse tout l’activité humaine. Les gouvernements sont de plus en plus présents dans nos vies quotidiennes. (…) La politique est trop importante aujourd’hui pourrait-on dire, pour la laisser uniquement aux hommes.

Pourquoi retrouve-t-on si peu de femmes à des postes politiques importants dans notre régime dit démocratique, progressiste et avancé? Il semble que ce soit avant tout pour des raisons tenant aux mentalités et aux valeurs que véhicule notre société.

Dès leur plus bas âge, dans la famille, puis à l’école, on apprend aux enfants des rôles différents selon leur sexe. La future jeune fille sera confinée à la maison, élèvera des enfants, pourvoira aux tâches domestiques. Au futur jeune homme, on réserve le travail à l’extérieur, la carrière, les responsabilités importantes. Toute notre structure sociale traditionnelle tourne d’ailleurs autour de la notion du mâle, chef de famille, chef des entreprises économiques, chef religieux et bien sûr, chef de la nation.

La gent féminine accepte de moins en moins cette allocation injuste et discriminatoire des rôles qui confie à l’homme, et à l’homme seulement, les décisions importantes affectant l’ensemble de la société.

Si un changement de mentalité s’impose pour que la femme accède vraiment au monde de la politique, elle doit aussi modifier son attitude envers la chose publique. Elle doit s’y intéresser, se renseigner, y participer activement. (…) Les dépenses des gouvernements, financées à même nos impôts, ne comblent pas nos véritables besoins. A nous d’y voir tous ensemble, femmes comme hommes. Nous sommes tous citoyens et citoyennes du même pays.

Dans un contexte où, jusqu’à nouvel ordre, les changements collectifs sont encore trop exclusivement décidés par la moitié masculine de l’espèce, il est donc de la plus haute importance que les hommes comprennent aussi (de leur mieux!) que la qualité réelle de notre vie démocratique dépend en grande partie de la participation des femmes à la politique. Peut-être celle-ci sera-t-elle alors plus humaine.

Cinq femmes au Duke University Union circa 1976: Denise Creech, Union President 1975/76; Mary Mard, Freewater Film; Lynn Harmonay, Program council; Goldie Evans, bookeeper; Barbara Hall, Union President, 1976/77

 

 

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