michellesullivan

Sur les fonctions du cerveau de la femme

In Santé on 27 September 2011 at 08:02

Extrait tiré du livre Sur l’origine des qualités morales et des facultés intellectuelles de l’homme et sur les conditions de leur manifestation publié par Franz Joseph Gall. Paris. 1822.

On ne peut expliquer que par la différence de l’organisation des deux sexes, comment certaines facultés sont plus énergiques chez l’homme et d’autres chez la femme.

Malebranche faisait dériver du différent degré des fibres du cerveau la différence de la manière de penser et de sentir, qui distingue l’homme de la femme. Les deux sexes ont, chez les hommes et chez les animaux, le même cerveau, et conséquemment les mêmes organes. Mais tel de ces organes est ordinairement plus parfait dans un sexe, et tel organe dans l’autre. Les parties du cerveau situées vers la partie antérieure supérieure du front sont plus petites chez la plupart des femmes; aussi leurs fronts sont-ils en général plus petits et plus courts. Elles ont, au contraire, les parties situées à la région supérieure de l’os occipital beaucoup plus fortement développées. Leur cervelet est communément plus petit que celui des hommes. On peut, en conséquence, poser en principe que, dans les têtes des femmes, conformes à la structure ordinaire, le diamètre du front à l’os occipital est plus grand, et que tous les autres diamètres sont plus petits. Voilà des différences physiques. Or ces différences expliquent parfaitement la supériorité des facultés intellectuelles dans l’homme, et l’énergie plus grande de l’amour des enfans dans la femme, etc. Les deux sexes offrent sans doute un grand nombre d’exceptions qui sont cause que fréquemment les facultés propres à la femme se rencontrent chez l’homme, et vice versâ. Mais tout ce que je dirais ici sur cet objet ne pourrait être bien compris que lorsque j’aurai traité plus particulièrement de chaque organe et des fonctions qui y ont rapport. Alors seulement l’on sera pleinement convaincu que si certains organes sont plus petits dans un sexe, leurs fonctions sont aussi plus faibles; et que si d’autres organes sont plus grands, leurs fonctions se font avec plus d’énergie. On verra que ce n’est pas l’éducation, mais la nature, qui, moyennant une organisation variée, a assigné à chaque sexe sa sphère particulière d’activité morale et intellectuelle.

Dessin de Jacques-Pierre Maygnier (1822), d'un médecin examinant l'abdomen d'une femme, avec procédure de «compromis», dans laquelle le médecin se met à genoux devant la femme, mais ne peut pas regarder ses organes génitaux.

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