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Le bonheur est en vous: la non-violence

In Religion, Société on 7 July 2012 at 15:33

Extrait du livre Le Bonheur est en vous publié par Marcelle Auclair. Paris, 1951. De la collection de Thérèse.

Il est difficile à notre intelligence de comprendre la non-violence démontrée par Gandhi, la non-résistance au mal proclamée il y a près de deux mille ans dans les termes suivants: «Je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre.» Si ces paroles du Christ sur la montagne étaient observées, le monde vivrait en paix, et nul ne serait lésé car ces paroles affirment un loi inéluctable, et elles ne passeront point.

Esssayons de les expliquer. Résister au méchant, c’est admettre que le méchant est, que la méchanceté existe, c’est lui donner vie de toute la puissance de notre pensée créatrice. Ne pas lui résister, c’est nier son existence, c’est affirmer en même temps la paix triomphante, c’est vivre sur le plan de l’esprit, sur le plan divin, qui est Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.

Présenter l’autre joue, c’est passer du négatif au positif. C’est aussi passer du négatif au positif que d’aimer notre ennemi, ainsi qu’il nous est ordonné. Il nous est demandé d’être parfaits, afin de jouer parfaitement notre partie, celle qui a été confiée à l’homme dans l’immense création. Assez de dissonances, jouons juste, en suivant la partition harmonieuse qui nous a été imposée. Vous ne vous sentez pas capable de cette perfection? Il ne vous est rien demandé qui vous soit impossible, car l’esprit en vous est parfait: donnez-lui le pas sur les déductions falotes de l’intellect humain.

Il n’y a pas d’accommodement à chercher avec le ciel, on ne saurait trouver, sans mauvaise foi, dans l’enseignement que le Christ est venu apporter sur la terre, quoi que ce soit justifie un esprit belliqueux. L’histoire nous parle de guerres saintes; ne les jugeons point, car il nous est également interdit de juger, ne cherchons pas à trouver une paille dans l’oeil de nos ancètres pour justifier de la poutre qui est dans le nôtre. Nous avons assez à faire avec l’instant présent, avec ce moment de la vie du monde à laquelle il nous a été donné de collaborer. Nous en sommes responsables. Il ne nous est rien demandé d’autre que de nous tenir fermement axé sur ce qui nous a été enseigné, ordonné, dans l’Evangile selon saint Matthieu, v, 38-48, et résumé dans la neuvième béatitude: «Heureux les artisants de la paix, ils seront appelés fils de Dieu.»

APPLICATION: Refusons-nous donc à renconnaitre l’existence du mal, à lui donner vie, en lui résistant. Passons, en toutes circonstances, du négatif au positif en aimant notre ennemi. Ne voyons que la paix, n’admettons que la paix, créons-la en ce monde de toute l’intensité de notre amour pour tous les êtres, et semons des germes de paix par notre attitude pacifique.

Hamilton High School Hot Rod Jamboree, 1951

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Madame et le bonheur: la politique de la vie

In Mariage, Moeurs, Profession on 5 July 2012 at 21:00

Extrait du livre Madame et le bonheur publié par Christiane Collange. Montréal, Paris, 1972. De la collection de Thérèse.

Une amie journaliste me raconte que sa fille de vingt ans est fiancé avec un délicieux garçon. Moi, de la féliciter. «Je ne suis pas enthousiaste, me confie-t-elle, son fiancé est apparemment charmant, il l’adore, elle l’adore, tout serait parfait, mais il  veut absolument qu’elle s’arrête de travailler pour s’occuper de son ménage. Je suis inquiète.» Cinq ans plus tard, je la rencontre et lui demande des nouvelles de sa fille. «Elle divorce. Tout a été mal depuis le jour de leur mariage. De mal en pis. Disputes continuelles — pour rien, pour tout; j’ai cru que ça s’arrangerait. Non… Ma fille a décidé de le quitter; un beau matin, je l’ai vue revenir à la maison. Quand je lui ai demandé ce qui s’était passé, elle m’a dit: «Rien de tres grave, nous ne pouvions simplement pas du tout vivre ensemble.»

Je m’en suis voulu rétrospectivement de mon silence. Mon instinct avait été de crier «casse-cou» au moment des fiançailles. Un jeune homme de 23 ans qui interdit à la femme qu’il aime de garder le contact avec un univers professionnel qui l’intéresse et l’enrichit est un dangereux personnage. On pourrait prendre cette attitude pour une preuve d’intérêt et d’amour. Ne s’agit-il pas plutôt d’une ingérence tout à fait injustifiée dans une vie régie en principe par les droits de la femme et de la citoyenne. Est-ce vraiment la tendresse qui parle, n’est-ce pas plutôt une certaine façon de sacrifier l’individu à l’intérêt supérieur de la nation. Quand on commence dans cette voie, jusqu’où va-t-on? Mais j’aurais eu l’air d’une suffragette, si j’avais émis ces jugements politiques, on m’aurait surement opposé l’argument imparable, irréfutable: «Mais ils s’aiment.»

«Ils s’aiment». Et alors? Peut-on espérer bâtir toute une vie, régler tous les conflits, supporter le meilleur et le pire au seul nom de l’amour? Surement pas. Sans amour, mieux vaut ne pas tenter l’aventure, aucun combat ne peut se passer d’un idéal. Mais avec amour, on ne met pas pour autant toutes les chances de son côté! Si l’amour est une condition nécessaire, rien ne prouve qu’il soit une condition suffisante. La preuve? Mais la constante augmentation des divorces. Je crois qu’aucun jeune couple aujourd’hui ne se présente devant Monsieur le Maire sans une petite flamme ou un grand feu au coeur. La conception du mariage raisonnable avait ses défenseurs aux siècles précédents, aujourd’hui, cela ne fait plus partie des moeurs. Cela n’empêche pas ensuite ces porteurs du feu sacré de s’entre-déchirer et de se séparer une fois sur dix selon les statistiques officielles.

Trois générations: la femme, sa belle soeur, sa belle-mère et sa fille. Chicago. Novembre 1972.

C’est vous qui devrez changer

In Amour, Mariage on 2 June 2012 at 16:15

Extrait tiré du livre “Connaissance de l’amour” publié par Marcelle Auclair. Paris. 1960.

L’homme de quarante à cinquante ans peut avoir l’air très jeune physiquement, il ne changera pas sa maniere de vivre. Une jeune femme a tout obtenu d’un mari de vingt-trois ans plus âgé qu’elle, sauf de passer un dimanche ailleurs qu’à la campagne par n’importe quel temps — et de jouer de disques de jazz dont elle raffole, et qu’il déteste. Elle a dû céder. Elle en conçoit une amertume déraisonnable.

Déraisonnable, car ne vous faites aucune illusion: il ne changera pas, c’est vous qui devrez changer. Vous imaginez-vous qu’un homme plus âgé vous traitera en enfant gâtée, que vous serez comblée, choyée? Peut-être. Mais à la condition expresse de vous plier à ses habitudes, devenues souvent des manies, de modeler votre personnalité sur sa personnalité à lui, vos goûts sur ses goûts à lui. On dit d’un homme mûr qu’il est «un homme fait». L’expression est juste. Il ne vous a pas attendue pour être ce qu’il est. Il le restera, soyez-en sûre. Or, vous êtes à faire, ou à fignoler … Reste à savoir si vous êtes vraiment capable de devenir la femme qu’il souhaite avoir à ses côtés.

Édouard Michaut et Louise Lockhart à Alger en 1960

Thérèse se dévoile à moi?

In Non classé on 26 May 2012 at 18:41

Mme Thérèse Bédard Lamy (1919 – 2010)

Internet est terrain fertile pour les chercheurs. Dire qu’autrefois, pour retracer une inconnue  à partir d’un nom inscrit sur une page d’un de ses livres, on aurait eu du fil à retordre. En fait, je peux m’imaginer que la tâche aurait semblé impossible. Voilà qu’aujourd’hui nous n’avons qu’à nous tourner vers le toujours fidèle Google pour, à l’aide de quelques mots clés, retrouver en quelques secondes celle dont nous imaginions seulement l’existence.

Je crois avoir retrouvé Thérèse, celle qui me sert de muse et dont la grande collection de livres de conseils pour femmes alimente si bien ce blogue.

Au moment de me procurer cette collection si précieuse lors de la vente de sa succession, je n’avais pas osé demander trop de détails à sa belle-soeur (ou belle-fille? nièce?) qui se départait des biens de la défunte. Par pudeur, je suppose. J’étais encore sous l’effet du choc de voir qu’on vendait la lingerie d’une morte (et je regrette encore vivement à ce jour ne pas avoir eu la presence d’esprit d’en acheter). Je ne pensais jamais la retracer. Mais voilà qu’aujourd’hui j’ouvre un de ses livres,  Le Mariage et la crise du couple de Rogers Géraud (1973) et j’aperçois son nom “Thérèse  B. Lamy” inscrit en encre bleu dans le coin droit en haut d’une des premières pages, comme est la coutume.

Thérèse  B. Lamy comme dans Thérèse Bédard Lamy peut-être?

THÉRÈSE BÉDARD LAMY

1919 – 2010
Au CHRTR Pavillon Ste-Marie, le 20 décembre 2010, est décédée à l’âge de 91 ans et 8 mois, Mme Thérèse Bédard, épouse de feu François Lamy, demeurant à Louiseville. La famille accueillera parents et ami(e) à la Résidence funéraire St-Louis au 30, Saint-Marc
Louiseville. Heures d’accueil: jeudi, jour de la célébration, à partir de 14h. Une célébration de la Parole aura lieu le jeudi 27 janvier 2011, à 14h30, à la résidence funéraire Saint-Louis de Louiseville. L’inhumation aura lieu à une date ultérieure. La défunte laisse dans le deuil ses 2 belles-filles: Louise de Hawkesbury et France de Laval; ses frères, sœurs, beaux-frères, belles-sœurs, neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.
Résidences funéraires St-Louis
Renseignements: 819 228–3335
Télécopieur: 819 228-3345
Courriel: condoleances@maisonstlouis.ca
Site internet : http://www.maisonstlouis.ca
Entreprise affiliée à la Corporation des thanatologues du Québec

Le nom (avec initiale) est le bon, que son mari l’ait prédécédé est cohérent avec le peu qu’on m’avait raconté à son sujet, la région est la bonne (elle était de Louiseville, près de Trois-Rivières, tout à fait là où je suis arretée sur le Chemin du Roy en apercevant la vente de succession), les dates seraient bonnes. Ça semble plausible et même probable qu’il s’agisse de la Thérèse de ce blogue.

Si cette Thérèse est bel et bien MA Thérèse, elle est tout à fait comme je l’avais imaginée: une belle petite femme, soucieuse de son apparence, soigneusement maquillée et coiffée avec…. est-ce que je l’imagine … un sourire un peu triste.

Merci Google.

 

L’âme des mères

In Maternité on 13 May 2012 at 09:31

Extrait tiré du livre “L’art d’être femme” publié par Annie C. Jeglot. Paris. 1932.

“L’âme des mères” n’affleure pas toujours (…) Il arrive que des parents et des enfants ne s’entendent pas dans la confiance sans borne qu’entraîne tout grand amour. Et je n’ai jamais compris que cela put être, tout en constatant trop souvent le fait.

Cela semble si simple que la mère, en particulier, gagne pour toujours et dès qu’elle le serre contre elle, le coeur de son petit enfant! Il lui est aisé d’en suivre alors tous les battements, de le faire grandir et de grandir avec lui!

Car l’éducation n’est pas que la croissance intégrale de l’enfant; elle est aussi celle de la mère. A celle-ci de monter, de se hausser dans sa tâche, à mesure que se déroulent l’enfance, l’adolescence, la jeunesse. A elle de se faire de plus en plus pénétrante, compréhensive, attentive à guider et à conseiller. Tout en paraissant le faire de moins en moins, alors que s’affirme la personnalité impatiente du jeune homme ou de la jeune fille. Il y a là pour une mère un sens tres délicat de son devoir propre et de la liberté légitime de son enfant. Sens qui requiert un doigté léger et ferme, des vues larges et sûres, un coeur aussi intelligent qu’aimant, toutes choses qu’oublient trop de mères qui restent en deçà ou vont au delà des limites.

S’il en est, en effet, de déficientes qui laissent aller trop de choses et, pour commencer, les coeurs de leurs enfants, il en est d’autres qui les serrent de trop près, les étouffent et les empêchent de faire leur vie. Dans l’un et l’autre cas, c’est l’incompréhension qui sépare les êtres et risque de jeter les jeunes de travers pour la vie.

(…) des qu’elle le serre contre elle, une vraie mère prend le rythme du coeur de son enfant et, moralement, grandit avec lui.

Madame: soyez gentille, mais jamais servile

In Mariage on 12 May 2012 at 17:32

Extrait tiré du livre “Connaissance de l’amour” publié par Marcelle Auclair. Paris. 1960.

Une femme doit tout faire pour donner à son mari un foyer agréable, non pas agréable à sa manière à elle, mais à sa manière a lui. Aime-t-il recevoir? Mettez-vous en quatre pour le faire, même si cela vous donne beaucoup de mal, même si vous n’aimez pas énormement ce continuel va-et-vient. Prefère-t-il la vie de famille, le tête-à-tête et, après une journée d’affaires mouvementée, un peu de solitude et de silence? Organisez votre existence de manière à lui donner des heures de paix. Dites-vous que, lorsqu’on parle d’un “attachement”, ce mot n’est pas seulement une figure de rhétorique. Mais sachez aussi que cet attachement ne provient pas d’une seule grosse corde jetée une fois pour toutes autour du cou d’un pauvre homme. L’attachement est fait de mille liens dont chacun est fragile, mais dont l’ensemble forme un filet d’une extraordinaire solidité: chacune des attentions dont vous entourez votre mari devient une habitude, un besoin.

Si vous l’aimez, si vous tenez à lui, ne vous plaignez pas de ce qu’il lui soit impossible de faire sa valise tout seul, et de ce que le tabac de sa pipe n’ait pas le même goût lorsque ce n’est pas vous qui le lui avez mis sous la main. Ce sont, pour vous, de menues servitudes, mais ce n’est qu’en étant soi-meme fidelement attachée que l’on s’attache un être.

Soyez gentille, aussi gentille que possible. Soyez aux petits soins pour lui, faites-lui ses plats préférés, veillez à ce qu’il n’ait pas à chercher ses lames de rasoir, ne mettez pas ce que vous appelez de l’ordre sur son bureau, souhaitez-lui sa fête et son anniversaire, ne le faites pas attendre lorque vous sortez ensemble, ne l’ennuyez pas avec vos histoires menagères, passionnez-vous avez lui pour la mécanique, et n’achetez pas ses cravates.

Soyez gentille, mais jamais servile. Il y a une nuance. Qu’il sente bien que vous êtes ainsi parce que vous le voulez. Mais tout change à partir de l’instant où il se met à exiger ce que vous faites de bon gré. Ne soyez jamais la dame à qui son mari ose dire, lorsque l’un et l’autre sont assis dans un fauteuil: “Cherche mes lunettes, je ne sais pas où je les ai fourrées” Le jour ou vous admettez ce ton, ce genre d’ordre, vous êtes perdue.

Pique-nique dominical forêt de Rambouillet 1960

La femme et la cigarette

In Moeurs on 3 April 2012 at 13:03

Extrait tiré du livre Visages de la politesse publié par Thérèse Thérieault. Montréal et Paris: Fides, 1967. De la collection de Thérèse.

On s’étonne moins aujourd’hui de voir une femme griller une cigarette. Ce qui était jadis une exception est devenue une habitude courante. Des adolescents commencent souvent au temps des études, ce qui est fort regrettable, et gardent jusqu’à un âge avancé l’habitude de fumer.

Les bienséances cependant exigent plus de la femme que de l’homme. Ainsi on n’admet pas qu’une mère soigne, berce ou baigne son enfant en fumant. Outre une question d’hygiène et de prudence, l’image que l’on se fait de la femme dans son rôle de maman ne cadre pas avec la cigarette.

Une femme s’abstient de fumer sur la route, à moins d’être assise à la terrasse d’un café. Elle peut le faire dans un restaurant, mais non en entrant ou en sortant. A la porte d’un théâtre, on lui permettra de griller une cigarette discrètement. Cependant, elle fumera sans se faire remarquer en plein air, dans un parc de la ville où à la campagne, sur les grandes routes.

Une femme qui fume ne doit pas compter sur les autres pour lui offrir des cigarettes. Si elle a quelque fierté, elle se préoccupe de refaire sa provision.

CODE

  • Si vous êtes la maîtresse de maison et que personne ne fume, abstenez-vous de fumer.
  • Placez des cendriers à la portée de vos visiteurs: videz-les avant qu’ils ne soient remplis.
  • Ne faites pas sauter votre cigarette sur le dos de votre main ou sur le cendrier pour en tasser le tabac.
  • Ayez soin de sortir à demi la cigarette que vous présentez; offrez-en à ceux qui vous entourent si vous désirez fumer.
  • Présentez du feu aux dames d’abord, aux hommes ensuite; ne gardez pas votre cigarette aux lèvres pendant que vous accomplissez ce geste.
  • Présentez le briquet ou les allumettes au fumeur qui s’en servira lui-même, n’allumez pas sa cigarette, mademoiselle.
  • Ne soufflez pas l’allumette ou le briquet qu’un homme vous tend.
  • Déposez vos allumettes dans les cendriers; ne les jetez pas n’importe où.
  • Eteignez votre cigarette; ne la laissez pas se consumer dans le cendrier car la fumée incommode.
  • Déposez votre cendre dans les cendriers; ne la secouez pas sur les tapis, dans les vases à fleurs et les potiches.
  • Abstenez-vous de fumer en voiture, si vous savez que la fumée fatigue vos voisins.
  • Cessez de fumer, monsieur, lorsque vous abordez une dame dans la rue, au salon ou ailleurs; attendez qu’elle vous invite à continuer.
  • Vous pouvez dire, si elle ne semble pas y penser, «Vous permettez, madame?»
  • Continuez toutefois de fumer devant un homme plus jeune ou un égal, après lui avoir tendu votre étui et votre briquet.

University of Santa Barbara Geography Program faculty and secretary, on stairs to campus beach.

Parrain, marraine, porteuse

In Famille, Maternité, Religion on 18 March 2012 at 17:15

Extrait tiré du livre L’Étiquette du mariage publié par Marcelle Fortin Jacques et Jeanne Saint-Denis Farley. Montréal: Les Éditions de l’Homme, 1960. De la collection de Michelle Trépanier.

Autrefois la coutume voulait que les grands-parents paternels soient parrain et marraine d’un garçon premier-né et les grands-parents maternels ceux d’une fille.

Aujourd’hui on invite des parrain et marraine plus jeunes, qui sont des parents ou amis du jeune couple et à peu près du même âge. Ils sont aussi choisis dans l’une ou l’autre des deux familles sans considérer le sexe de l’enfant, même on demande parfois le parrain dans la famille paternelle et la marraine dans la famille maternelle ou vice-versa.

En France, c’est le père qui porte l’enfant au baptême. Dans notre pays, une porteuse est invitée à tenir ce rôle reconnu comme une marque de considération. Les grand-mères sont généralement les premières choisies; elles peuvent ainsi chacune leur tour, participer de plus près à cet heureux événement.

Il faut une raison grave pour refuser d’accepter l’honneur d’être parrain et marraine, mais il ne faut pas oublier que ce rôle comporte des responsabilités, puisque en cas de décès des parents, les parrain et marraine doivent protection à l’orphelin.

Baptême Hervé, 1960

Une sorcière comme les autres

In Mariage, Maternité, Moeurs, Sexualité, Statut légal on 8 March 2012 at 14:58

Paroles de la chanson Une sorcière comme les autres de l’auteur-compositeur-interprète Anne Sylvestre — Anne-Marie Beugras de son vrai nom. 1975.

S’il vous plaît
Soyez comme le duvet
Soyez comme la plume d’oie
Des oreillers d’autrefois
J’aimerais
Ne pas être portefaix
S’il vous plaît
Faîtes vous léger
Moi je ne peux plus bouger

Je vous ai porté vivant
Je vous ai porté enfant
Dieu comme vous étiez lourd
Pesant votre poids d’amour
Je vous ai porté encore
A l’heure de votre mort
Je vous ai porté des fleurs
Je vous ai morcelé mon coeur

Quand vous jouiez à la guerre
Moi je gardais la maison
J’ai usé de mes prières
Les barreaux de vos prisons
Quand vous mourriez sous les bombes
Je vous cherchais en hurlant
Me voilà comme une tombe
Avec tout le malheur dedans
Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Celle qui parle
Ou qui se tait
Celle qui pleure
Ou qui est gaie
C’est Jeanne d’Arc
Ou bien Margot
Fille de vague
Ou de ruisseau

C’est mon coeur
Ou bien le leur
Et c’est la soeur
Ou l’inconnue
Celle qui n’est
Jamais venue
Celle qui est
Venue trop tard
Fille de rêve
Ou de hasard

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres
Il vous faut
Etre comme le ruisseau
Comme l’eau claire de l’étang
Qui reflète et qui attend
S’il vous plaît
Regardez-moi je suis vraie
Je vous prie
Ne m’inventez pas
Vous l’avez tant fait déjà
Vous m’avez aimée servante
M’avez voulue ignorante
Forte vous me combattiez
Faible vous me méprisiez
Vous m’avez aimée putain
Et couverte de satin
Vous m’avez faite statue
Et toujours je me suis tue

Quand j’étais vieille et trop laide
Vous me jetiez au rebut
Vous me refusiez votre aide
Quand je ne vous servais plus
Quand j’étais belle et soumise
Vous m’adoriez à genoux
Me voilà comme une église
Toute la honte dessous

Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Celle qui aime
Ou n’aime pas
Celle qui règne
Ou qui se bat
C’est Joséphine
Ou la Dupont
Fille de nacre
Ou de coton

C’est mon coeur
Ou bien le leur
Celle qui attend
Sur le port
Celle des monuments
Aux morts
Celle qui danse
Et qui en meurt
Fille bitume
Ou fille fleur

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres

S’il vous plaît
Soyez comme je vous ai
Vous y rêvez depuis longtemps
Libre et fort comme le vent
S’il vous plaît
Libre aussi
Regardez je suis ainsi
Apprenez-moi n’ayez pas peur
Pour moi je vous sais par coeur

J’étais celle qui attend
Mais je peux marcher devant
J’étais la bûche et le feu
L’incendie aussi je peux
J’étais la déesse mère
Mais je n’étais que poussière
J’étais le sol sous vos pas
Et je ne le savais pas
Mais un jour la terre s’ouvre
Et le volcan n’en peux plus
Le sol se rompt
On découvre des richesses inconnues
La mer à son tour divague
De violence inemployée
Me voilà comme une vague
Vous ne serez pas noyé

Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Et c’est l’ancêtre
Ou c’est l’enfant
Celle qui cède
Ou se défend
C’est Gabrielle
Ou bien Eva
Fille d’amour
Ou de combat

C’est mon coeur
Ou bien le leur
Celle qui est
Dans son printemps
Celle que personne
N’attend
Et c’est la moche
Ou c’est la belle
Fille de brume
Ou de plein ciel

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres

S’il vous plaît
Faîtes vous léger
Moi je ne peux plus bouger

The Runaways avec leur impressario Kim Fowley, 1975.

Des devoirs des enfants à l’égard de leurs pères et mères

In Famille on 18 February 2012 at 09:46

Extrait du livre Théologie morale à l’usage des curés et des confesseurs. Publié par Mgr. Thomas M.J. Gousset. Paris: Jacques LeCoffre et cie, Libraires, 1848.

Que nos parents aient des défauts ou qu’ils n’en aient point, qu’ils soient bons ou mauvais, qu’ils soient parfaits ou vicieux, nous devons les aimer, ne haïssant dans leur personne que leurs vices, que leur inconduite. La haine pour les parents devient facilement péché mortel; souvent une haine qui ne serait pas grave à l’égard d’un autre, peut l’être à l’égard de ceux à qui, après Dieu, nous devons tout ce que nous sommes.

La piété filiale n’est point stérile; elle nous fait un devoir de secourir nos parents qui sont dans le besoin, eu égard à leur position, à leur état, à leur condition. Nous devons veiller surtout à ce qu’ils ne meurent point sans avoir reçu les secours de la religion. Ici, soit indifférence, soit négligence, les enfants se rendent souvent coupables de péché mortel. On est obligé aussi de prier pour ses parents pendant leur vie, et de faire prier pour eux après leur mort.

 L’obligation d’assister nos parents dans leurs besoins, de les soulager dans leur vieillesse et dans les autres infirmités de la vie, est gravée dans tous les coeurs. Aussi, le droit civil, s’accordant avec le droit naturel, oblige les enfants à donner des aliments à leurs père et mère et aux autres ascendants qui sont dans le besoin et cette obligation est solidaire entre les enfants. Chaque enfant serait condamné à les fournir en entier, sauf le droit de recours sur les frères et sœurs, chacun pour sa quote-part. Les gendres et les belles-filles doivent également des aliments à leurs beau-père et belle-mère mais cette obligation cesse lorsque la belle-mère a convolé en secondes noces, ou lorsque celui des époux qui produisait l’affinité, et les enfants issus de son union avec l’autre époux, sont décédés. Les aliments sont accordés dans la proportion du besoin de celui qui les réclame et de la fortune de celui qui les doit. On entend par aliments la nourriture et les autres choses nécessaires a la vie, comme l’habillement et le logement «Cibaria, et vestitus, et habitatio, debentur »

 

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