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Archives de la catégorie ‘Maternité’

L’âme des mères

In Maternité on 13 mai 2012 at 09:31

Extrait tiré du livre “L’art d’être femme” publié par Annie C. Jeglot. Paris. 1932.

"L’âme des mères" n’affleure pas toujours (…) Il arrive que des parents et des enfants ne s’entendent pas dans la confiance sans borne qu’entraîne tout grand amour. Et je n’ai jamais compris que cela put être, tout en constatant trop souvent le fait.

Cela semble si simple que la mère, en particulier, gagne pour toujours et dès qu’elle le serre contre elle, le coeur de son petit enfant! Il lui est aisé d’en suivre alors tous les battements, de le faire grandir et de grandir avec lui!

Car l’éducation n’est pas que la croissance intégrale de l’enfant; elle est aussi celle de la mère. A celle-ci de monter, de se hausser dans sa tâche, à mesure que se déroulent l’enfance, l’adolescence, la jeunesse. A elle de se faire de plus en plus pénétrante, compréhensive, attentive à guider et à conseiller. Tout en paraissant le faire de moins en moins, alors que s’affirme la personnalité impatiente du jeune homme ou de la jeune fille. Il y a là pour une mère un sens tres délicat de son devoir propre et de la liberté légitime de son enfant. Sens qui requiert un doigté léger et ferme, des vues larges et sûres, un coeur aussi intelligent qu’aimant, toutes choses qu’oublient trop de mères qui restent en deçà ou vont au delà des limites.

S’il en est, en effet, de déficientes qui laissent aller trop de choses et, pour commencer, les coeurs de leurs enfants, il en est d’autres qui les serrent de trop près, les étouffent et les empêchent de faire leur vie. Dans l’un et l’autre cas, c’est l’incompréhension qui sépare les êtres et risque de jeter les jeunes de travers pour la vie.

(…) des qu’elle le serre contre elle, une vraie mère prend le rythme du coeur de son enfant et, moralement, grandit avec lui.

Parrain, marraine, porteuse

In Famille, Maternité, Religion on 18 mars 2012 at 17:15

Extrait tiré du livre L’Étiquette du mariage publié par Marcelle Fortin Jacques et Jeanne Saint-Denis Farley. Montréal: Les Éditions de l’Homme, 1960. De la collection de Michelle Trépanier.

Autrefois la coutume voulait que les grands-parents paternels soient parrain et marraine d’un garçon premier-né et les grands-parents maternels ceux d’une fille.

Aujourd’hui on invite des parrain et marraine plus jeunes, qui sont des parents ou amis du jeune couple et à peu près du même âge. Ils sont aussi choisis dans l’une ou l’autre des deux familles sans considérer le sexe de l’enfant, même on demande parfois le parrain dans la famille paternelle et la marraine dans la famille maternelle ou vice-versa.

En France, c’est le père qui porte l’enfant au baptême. Dans notre pays, une porteuse est invitée à tenir ce rôle reconnu comme une marque de considération. Les grand-mères sont généralement les premières choisies; elles peuvent ainsi chacune leur tour, participer de plus près à cet heureux événement.

Il faut une raison grave pour refuser d’accepter l’honneur d’être parrain et marraine, mais il ne faut pas oublier que ce rôle comporte des responsabilités, puisque en cas de décès des parents, les parrain et marraine doivent protection à l’orphelin.

Baptême Hervé, 1960

Une sorcière comme les autres

In Mariage, Maternité, Moeurs, Sexualité, Statut légal on 8 mars 2012 at 14:58

Paroles de la chanson Une sorcière comme les autres de l’auteur-compositeur-interprète Anne Sylvestre — Anne-Marie Beugras de son vrai nom. 1975.

S’il vous plaît
Soyez comme le duvet
Soyez comme la plume d’oie
Des oreillers d’autrefois
J’aimerais
Ne pas être portefaix
S’il vous plaît
Faîtes vous léger
Moi je ne peux plus bouger

Je vous ai porté vivant
Je vous ai porté enfant
Dieu comme vous étiez lourd
Pesant votre poids d’amour
Je vous ai porté encore
A l’heure de votre mort
Je vous ai porté des fleurs
Je vous ai morcelé mon coeur

Quand vous jouiez à la guerre
Moi je gardais la maison
J’ai usé de mes prières
Les barreaux de vos prisons
Quand vous mourriez sous les bombes
Je vous cherchais en hurlant
Me voilà comme une tombe
Avec tout le malheur dedans
Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Celle qui parle
Ou qui se tait
Celle qui pleure
Ou qui est gaie
C’est Jeanne d’Arc
Ou bien Margot
Fille de vague
Ou de ruisseau

C’est mon coeur
Ou bien le leur
Et c’est la soeur
Ou l’inconnue
Celle qui n’est
Jamais venue
Celle qui est
Venue trop tard
Fille de rêve
Ou de hasard

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres
Il vous faut
Etre comme le ruisseau
Comme l’eau claire de l’étang
Qui reflète et qui attend
S’il vous plaît
Regardez-moi je suis vraie
Je vous prie
Ne m’inventez pas
Vous l’avez tant fait déjà
Vous m’avez aimée servante
M’avez voulue ignorante
Forte vous me combattiez
Faible vous me méprisiez
Vous m’avez aimée putain
Et couverte de satin
Vous m’avez faite statue
Et toujours je me suis tue

Quand j’étais vieille et trop laide
Vous me jetiez au rebut
Vous me refusiez votre aide
Quand je ne vous servais plus
Quand j’étais belle et soumise
Vous m’adoriez à genoux
Me voilà comme une église
Toute la honte dessous

Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Celle qui aime
Ou n’aime pas
Celle qui règne
Ou qui se bat
C’est Joséphine
Ou la Dupont
Fille de nacre
Ou de coton

C’est mon coeur
Ou bien le leur
Celle qui attend
Sur le port
Celle des monuments
Aux morts
Celle qui danse
Et qui en meurt
Fille bitume
Ou fille fleur

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres

S’il vous plaît
Soyez comme je vous ai
Vous y rêvez depuis longtemps
Libre et fort comme le vent
S’il vous plaît
Libre aussi
Regardez je suis ainsi
Apprenez-moi n’ayez pas peur
Pour moi je vous sais par coeur

J’étais celle qui attend
Mais je peux marcher devant
J’étais la bûche et le feu
L’incendie aussi je peux
J’étais la déesse mère
Mais je n’étais que poussière
J’étais le sol sous vos pas
Et je ne le savais pas
Mais un jour la terre s’ouvre
Et le volcan n’en peux plus
Le sol se rompt
On découvre des richesses inconnues
La mer à son tour divague
De violence inemployée
Me voilà comme une vague
Vous ne serez pas noyé

Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Et c’est l’ancêtre
Ou c’est l’enfant
Celle qui cède
Ou se défend
C’est Gabrielle
Ou bien Eva
Fille d’amour
Ou de combat

C’est mon coeur
Ou bien le leur
Celle qui est
Dans son printemps
Celle que personne
N’attend
Et c’est la moche
Ou c’est la belle
Fille de brume
Ou de plein ciel

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres

S’il vous plaît
Faîtes vous léger
Moi je ne peux plus bouger

The Runaways avec leur impressario Kim Fowley, 1975.

L’influence de la copulation pendant la grossesse

In Maternité, Santé on 25 septembre 2011 at 10:52

Extrait tiré de la thèse pour le doctorat en médecine, De l’influence de la copulation pendant la grossesse présentée et soutenue par Henri Brenot. Paris. 1876.

1 Les rapports sexuels sont dangereux à toute époque de la grossesse; ils provoquent très fréquemment l’accouchement prématuré et l’avortement;

2 Ils sont plus dangereux chez les primipares que chez les multipares; ces dernières, malgré leur multiparité, n’en sont pas moins fort exposées à l’expulsion prématurée du fruit de conception;

3 Le danger est d’autant plus grand que le placenta est inséré plus bas sur la paroi utérine;

4 L’accouchement prématuré et l’avortement pouvant se produire à toute époque de la grossesse, sous l’influence d’un rapport sexuel, sans que dans la grande majorité des cas on puisse prévoir cette catastrophe, toute femme qui se sait enceinte doit s’abstenir de tout rapport sexuel pendant toute la durée de la grossesse.

Si ce conseil, qu’il serait désirable de voir mettre en pratique, sans exceptions, n’est pas suivi rigoureusement, nous ne pouvons allors mieux faire que rappeler cette phrase du professeur Pajot:

«Maintenant que vos voeux sont exaucés, ne les poussez pas trop loin.»

Qu’avons-nous fait dans cette thèse? Nous avons rajeuni une phrase de Soranus d’Éphèse, vieille de 19 siècles:

«Les rapprochements sexuels sont nuisibles aux femmes enceintes dans tous les temps, à cause des mouvements que l’utérus subit, et qui sont dangereux pendant tout le temps de la grossesse; il faut s’en abstenir surtout pendant les derniers mois, de peur de léser le chorion qui contient le liquide si utile à l’accouchement.»

Marie-Françoise-Thérèse Martin (Sainte Thérèse de Lisieux) Alençon, 1876.


Ce que risque la femme à refuser l’enfant

In Amour, Maternité, Santé, Sexualité on 15 août 2011 at 08:17

Extrait tiré du livre Au Service de l’amour publié par Edith Carnot et Docteur J. Carnot. Paris. 1945. De la collection de Thérèse.

La femme qui cherche à éviter le complément naturel de l’amour, le fruit de l’amour, l’enfant:

Appauvrit son corps.

D’abord en le privant de l’épanouissement que provoque habituellement la maternité.

En le privant aussi de cette salutaire période de repos (repos actif, certes, mais réel) que sont, pour les organes féminins périodiquement congestionnés, les mois de grossesse et d’allaitement (durant lesquels il n’y a plus le travail de menstruation).

Mais surtout en contrariant l’ordre de la nature qui ne doit pas être troublé dans l’évolution normale de ses fonctions.

La femme qui essaye d’empêcher le fruit de l’amour de se former en elle par des procédés «frauduleux» risque déjà d’altérer sa santé, mais combien insensées (la loi les déclare criminelles) celles qui détruisent en leur corps le fruit déjà formé. La plupart d’entre elles paieront cet instant de folie par des misères physiologiques parfois très graves et quelques-unes même en mourront. (Pour admettre que cette assertion n’est pas exagérée, il suffit de questionner sur ce sujet les chefs de service des grands hôpitaux.)

Croyez-moi, si l’enfant vous fait trop peur, alors, renoncez à l’amour. Ce n’est pas gai, mais c’est prudent et c’est honnête. Ou plutôt, non: souriez à l’amour, souriez à la vie, et mettez tout bonnement au monde des enfants qui seront à la fois votre santé, votre beauté et votre joie.

"Families Awaiting Eviction" 1945 Geoffrey Powell National Library of Australia

 

 

Si tous les hommes étaient honnêtes ….

In Maternité, Moeurs, Sexualité on 19 juillet 2011 at 09:36

Extrait tiré du livre Problèmes sexuels publié par un auteur anonyme. Antonio Dussault, éditeur. Québec. 1941. De la collection de Thérèse.

"Nous sommes reconnaissants à l’auteur, anglo-canadien, et qui tient à l’anonymat, de nous avoir abandonné ses droits quant à une adaptation française de son précieux travail."

Si tous les hommes étaient honnêtes, il n’y aurait pas autant de suicides chez la jeunesse féminine qu’il y en a de nos jours. Hélas! Oui, ils sont nombreux et la presse ne fournit pas à les masquer sous divers noms! L’histoire est connue: un jeune homme sous prétexte de manifester son amour pour une jeune fille pure et sans tache, l’induit à des actes défendus. Le résultat fatal se produit: la jeune fille devient enceinte. Qu’arrive-t-il? Le jeune homme ne peut pas ou ne veut pas épouser sa victime. Bien souvent le bouleversement social actuel est seul responsable de son refus de marier cette jeune fille. Dès lors, la tragédie est inévitable. Ou bien elle a recours au poison pour mettre fin à ses jours – combien de médecins pourraient attester l’authenticité de ce drame à multiples exemplaires! – ou bien elle a recours à des mutilations destinées à la délivrer du petit être qui, s’il vient au monde, sera le signe constant de sa malédiction pendant tout le reste de ses jours; ou bien elle recourt à ces misérables médecins qui prostituent leur art et leur science dans de sales et criminelles besognes; ou bien elle fait appel à des soi-disant "infirmières" pour la "sortir du mauvais pas où elle se trouve." Au bout de quelques jours, c’est l’empoisonnement de sang et la mort. Appelez cela meurtre ou suicide, c’est le même résultat, hélas! trop fréquent. Si la jeune fille échappe à la mort, elle passera alors par une très grave et longue maladie. Son corps portera éternellement la marque de son malheur et dans son âme s’imprimera un caractère ineffaçable de tristesse et de souffrance. Et chose pire que tout, jamais aucun homme ne portera publiquement la responsabilité manifeste de ce crime contre l’innocence et la virginité.

Départ vers les champs de bataille. 1941

Attendez un bébé en beauté

In Beauté, Maternité on 16 avril 2011 at 19:37

Extrait tiré du livre Le guide Marabout de la femme publié sous la direction générale de Jean-Claude Dorrier.  Paris. 1965.

Pendant neuf mois, nous pouvez et vous devez rester séduisante, conserver un teint frais, garder une belle poitrine et penser à votre silhouette, pour la retrouver, très vite après la naissance de bébé, aussi fine qu’avant. Séduisante, vous le serez avec les ravissants modèles de robes et de deux-pièces que les magasins spécialisés ont créés spécialement pour vous.

Pregnant Woman Cooking over Electric Frypan, Kitchen, Port Melbourne, 1965


Au seuil de la maternité

In Maternité on 16 avril 2011 at 19:17

Extrait tiré du livre La Mère canadienne et son Enfant publié par le Docteur Ernest Couture, Directeur de la Division de l’Hygiène maternelle et infantile, au ministère de la Santé nationale et du Bien-être social à Ottawa. Publié par ordre de l’honorable Brooke Claxton, Ministre de la Santé nationale et du Bien-être social du Canada. 5e édition. 1945

«La maternité réalise l’ultime destinée de la femme et marque le plein épanouissement de son existence. Il est donc bien naturel que cette sublime vocation lui procure un si vif contentement, une joie aussi profonde. Si vous avez déjà donné le jour à un enfant, vous savez de quelle douce félicité la venue du petit être a enrichi votre vie. Et si vous allez connaître pour la première fois cette noble fonction, vous êtes, croyez-le bien, au seuil d’un incomparable bonheur.

En raison même du caractère sacré de la maternité, vous ne devez voir dans votre grossesse qu’un motif de réjouissance et de légitime fierté. Considérez donc votre état, non comme une maladie, ni même comme une anomalie, mais comme une fonction toute naturelle. En effet, il vous suffira de prendre quelques précautions indispensables pour pouvoir compter sur l’heureuse issue de ce mémorable événement.»

Jacqueline tenant Mireille dans ses bras, Québec 1945

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