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Archive pour 2012|Page d'archive annuelle

Thérèse se dévoile à moi?

Dans Non classé le 26 mai 2012 à 18:41

Mme Thérèse Bédard Lamy (1919 – 2010)

Internet est terrain fertile pour les chercheurs. Dire qu’autrefois, pour retracer une inconnue  à partir d’un nom inscrit sur une page d’un de ses livres, on aurait eu du fil à retordre. En fait, je peux m’imaginer que la tâche aurait semblé impossible. Voilà qu’aujourd’hui nous n’avons qu’à nous tourner vers le toujours fidèle Google pour, à l’aide de quelques mots clés, retrouver en quelques secondes celle dont nous imaginions seulement l’existence.

Je crois avoir retrouvé Thérèse, celle qui me sert de muse et dont la grande collection de livres de conseils pour femmes alimente si bien ce blogue.

Au moment de me procurer cette collection si précieuse lors de la vente de sa succession, je n’avais pas osé demander trop de détails à sa belle-soeur (ou belle-fille? nièce?) qui se départait des biens de la défunte. Par pudeur, je suppose. J’étais encore sous l’effet du choc de voir qu’on vendait la lingerie d’une morte (et je regrette encore vivement à ce jour ne pas avoir eu la presence d’esprit d’en acheter). Je ne pensais jamais la retracer. Mais voilà qu’aujourd’hui j’ouvre un de ses livres,  Le Mariage et la crise du couple de Rogers Géraud (1973) et j’aperçois son nom “Thérèse  B. Lamy” inscrit en encre bleu dans le coin droit en haut d’une des premières pages, comme est la coutume.

Thérèse  B. Lamy comme dans Thérèse Bédard Lamy peut-être?

THÉRÈSE BÉDARD LAMY

1919 – 2010
Au CHRTR Pavillon Ste-Marie, le 20 décembre 2010, est décédée à l’âge de 91 ans et 8 mois, Mme Thérèse Bédard, épouse de feu François Lamy, demeurant à Louiseville. La famille accueillera parents et ami(e) à la Résidence funéraire St-Louis au 30, Saint-Marc
Louiseville. Heures d’accueil: jeudi, jour de la célébration, à partir de 14h. Une célébration de la Parole aura lieu le jeudi 27 janvier 2011, à 14h30, à la résidence funéraire Saint-Louis de Louiseville. L’inhumation aura lieu à une date ultérieure. La défunte laisse dans le deuil ses 2 belles-filles: Louise de Hawkesbury et France de Laval; ses frères, sœurs, beaux-frères, belles-sœurs, neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.
Résidences funéraires St-Louis
Renseignements: 819 228–3335
Télécopieur: 819 228-3345
Courriel: condoleances@maisonstlouis.ca
Site internet : www.maisonstlouis.ca
Entreprise affiliée à la Corporation des thanatologues du Québec

Le nom (avec initiale) est le bon, que son mari l’ait prédécédé est cohérent avec le peu qu’on m’avait raconté à son sujet, la région est la bonne (elle était de Louiseville, près de Trois-Rivières, tout à fait là où je suis arretée sur le Chemin du Roy en apercevant la vente de succession), les dates seraient bonnes. Ça semble plausible et même probable qu’il s’agisse de la Thérèse de ce blogue.

Si cette Thérèse est bel et bien MA Thérèse, elle est tout à fait comme je l’avais imaginée: une belle petite femme, soucieuse de son apparence, soigneusement maquillée et coiffée avec…. est-ce que je l’imagine … un sourire un peu triste.

Merci Google.

 

L’âme des mères

Dans Maternité le 13 mai 2012 à 09:31

Extrait tiré du livre “L’art d’être femme” publié par Annie C. Jeglot. Paris. 1932.

“L’âme des mères” n’affleure pas toujours (…) Il arrive que des parents et des enfants ne s’entendent pas dans la confiance sans borne qu’entraîne tout grand amour. Et je n’ai jamais compris que cela put être, tout en constatant trop souvent le fait.

Cela semble si simple que la mère, en particulier, gagne pour toujours et dès qu’elle le serre contre elle, le coeur de son petit enfant! Il lui est aisé d’en suivre alors tous les battements, de le faire grandir et de grandir avec lui!

Car l’éducation n’est pas que la croissance intégrale de l’enfant; elle est aussi celle de la mère. A celle-ci de monter, de se hausser dans sa tâche, à mesure que se déroulent l’enfance, l’adolescence, la jeunesse. A elle de se faire de plus en plus pénétrante, compréhensive, attentive à guider et à conseiller. Tout en paraissant le faire de moins en moins, alors que s’affirme la personnalité impatiente du jeune homme ou de la jeune fille. Il y a là pour une mère un sens tres délicat de son devoir propre et de la liberté légitime de son enfant. Sens qui requiert un doigté léger et ferme, des vues larges et sûres, un coeur aussi intelligent qu’aimant, toutes choses qu’oublient trop de mères qui restent en deçà ou vont au delà des limites.

S’il en est, en effet, de déficientes qui laissent aller trop de choses et, pour commencer, les coeurs de leurs enfants, il en est d’autres qui les serrent de trop près, les étouffent et les empêchent de faire leur vie. Dans l’un et l’autre cas, c’est l’incompréhension qui sépare les êtres et risque de jeter les jeunes de travers pour la vie.

(…) des qu’elle le serre contre elle, une vraie mère prend le rythme du coeur de son enfant et, moralement, grandit avec lui.

Madame: soyez gentille, mais jamais servile

Dans Mariage le 12 mai 2012 à 17:32

Extrait tiré du livre “Connaissance de l’amour” publié par Marcelle Auclair. Paris. 1960.

Une femme doit tout faire pour donner à son mari un foyer agréable, non pas agréable à sa manière à elle, mais à sa manière a lui. Aime-t-il recevoir? Mettez-vous en quatre pour le faire, même si cela vous donne beaucoup de mal, même si vous n’aimez pas énormement ce continuel va-et-vient. Prefère-t-il la vie de famille, le tête-à-tête et, après une journée d’affaires mouvementée, un peu de solitude et de silence? Organisez votre existence de manière à lui donner des heures de paix. Dites-vous que, lorsqu’on parle d’un “attachement”, ce mot n’est pas seulement une figure de rhétorique. Mais sachez aussi que cet attachement ne provient pas d’une seule grosse corde jetée une fois pour toutes autour du cou d’un pauvre homme. L’attachement est fait de mille liens dont chacun est fragile, mais dont l’ensemble forme un filet d’une extraordinaire solidité: chacune des attentions dont vous entourez votre mari devient une habitude, un besoin.

Si vous l’aimez, si vous tenez à lui, ne vous plaignez pas de ce qu’il lui soit impossible de faire sa valise tout seul, et de ce que le tabac de sa pipe n’ait pas le même goût lorsque ce n’est pas vous qui le lui avez mis sous la main. Ce sont, pour vous, de menues servitudes, mais ce n’est qu’en étant soi-meme fidelement attachée que l’on s’attache un être.

Soyez gentille, aussi gentille que possible. Soyez aux petits soins pour lui, faites-lui ses plats préférés, veillez à ce qu’il n’ait pas à chercher ses lames de rasoir, ne mettez pas ce que vous appelez de l’ordre sur son bureau, souhaitez-lui sa fête et son anniversaire, ne le faites pas attendre lorque vous sortez ensemble, ne l’ennuyez pas avec vos histoires menagères, passionnez-vous avez lui pour la mécanique, et n’achetez pas ses cravates.

Soyez gentille, mais jamais servile. Il y a une nuance. Qu’il sente bien que vous êtes ainsi parce que vous le voulez. Mais tout change à partir de l’instant où il se met à exiger ce que vous faites de bon gré. Ne soyez jamais la dame à qui son mari ose dire, lorsque l’un et l’autre sont assis dans un fauteuil: “Cherche mes lunettes, je ne sais pas où je les ai fourrées” Le jour ou vous admettez ce ton, ce genre d’ordre, vous êtes perdue.

Pique-nique dominical forêt de Rambouillet 1960

La femme et la cigarette

Dans Moeurs le 3 avril 2012 à 13:03

Extrait tiré du livre Visages de la politesse publié par Thérèse Thérieault. Montréal et Paris: Fides, 1967. De la collection de Thérèse.

On s’étonne moins aujourd’hui de voir une femme griller une cigarette. Ce qui était jadis une exception est devenue une habitude courante. Des adolescents commencent souvent au temps des études, ce qui est fort regrettable, et gardent jusqu’à un âge avancé l’habitude de fumer.

Les bienséances cependant exigent plus de la femme que de l’homme. Ainsi on n’admet pas qu’une mère soigne, berce ou baigne son enfant en fumant. Outre une question d’hygiène et de prudence, l’image que l’on se fait de la femme dans son rôle de maman ne cadre pas avec la cigarette.

Une femme s’abstient de fumer sur la route, à moins d’être assise à la terrasse d’un café. Elle peut le faire dans un restaurant, mais non en entrant ou en sortant. A la porte d’un théâtre, on lui permettra de griller une cigarette discrètement. Cependant, elle fumera sans se faire remarquer en plein air, dans un parc de la ville où à la campagne, sur les grandes routes.

Une femme qui fume ne doit pas compter sur les autres pour lui offrir des cigarettes. Si elle a quelque fierté, elle se préoccupe de refaire sa provision.

CODE

  • Si vous êtes la maîtresse de maison et que personne ne fume, abstenez-vous de fumer.
  • Placez des cendriers à la portée de vos visiteurs: videz-les avant qu’ils ne soient remplis.
  • Ne faites pas sauter votre cigarette sur le dos de votre main ou sur le cendrier pour en tasser le tabac.
  • Ayez soin de sortir à demi la cigarette que vous présentez; offrez-en à ceux qui vous entourent si vous désirez fumer.
  • Présentez du feu aux dames d’abord, aux hommes ensuite; ne gardez pas votre cigarette aux lèvres pendant que vous accomplissez ce geste.
  • Présentez le briquet ou les allumettes au fumeur qui s’en servira lui-même, n’allumez pas sa cigarette, mademoiselle.
  • Ne soufflez pas l’allumette ou le briquet qu’un homme vous tend.
  • Déposez vos allumettes dans les cendriers; ne les jetez pas n’importe où.
  • Eteignez votre cigarette; ne la laissez pas se consumer dans le cendrier car la fumée incommode.
  • Déposez votre cendre dans les cendriers; ne la secouez pas sur les tapis, dans les vases à fleurs et les potiches.
  • Abstenez-vous de fumer en voiture, si vous savez que la fumée fatigue vos voisins.
  • Cessez de fumer, monsieur, lorsque vous abordez une dame dans la rue, au salon ou ailleurs; attendez qu’elle vous invite à continuer.
  • Vous pouvez dire, si elle ne semble pas y penser, «Vous permettez, madame?»
  • Continuez toutefois de fumer devant un homme plus jeune ou un égal, après lui avoir tendu votre étui et votre briquet.

University of Santa Barbara Geography Program faculty and secretary, on stairs to campus beach.

Parrain, marraine, porteuse

Dans Famille, Maternité, Religion le 18 mars 2012 à 17:15

Extrait tiré du livre L’Étiquette du mariage publié par Marcelle Fortin Jacques et Jeanne Saint-Denis Farley. Montréal: Les Éditions de l’Homme, 1960. De la collection de Michelle Trépanier.

Autrefois la coutume voulait que les grands-parents paternels soient parrain et marraine d’un garçon premier-né et les grands-parents maternels ceux d’une fille.

Aujourd’hui on invite des parrain et marraine plus jeunes, qui sont des parents ou amis du jeune couple et à peu près du même âge. Ils sont aussi choisis dans l’une ou l’autre des deux familles sans considérer le sexe de l’enfant, même on demande parfois le parrain dans la famille paternelle et la marraine dans la famille maternelle ou vice-versa.

En France, c’est le père qui porte l’enfant au baptême. Dans notre pays, une porteuse est invitée à tenir ce rôle reconnu comme une marque de considération. Les grand-mères sont généralement les premières choisies; elles peuvent ainsi chacune leur tour, participer de plus près à cet heureux événement.

Il faut une raison grave pour refuser d’accepter l’honneur d’être parrain et marraine, mais il ne faut pas oublier que ce rôle comporte des responsabilités, puisque en cas de décès des parents, les parrain et marraine doivent protection à l’orphelin.

Baptême Hervé, 1960

Une sorcière comme les autres

Dans Mariage, Maternité, Moeurs, Sexualité, Statut légal le 8 mars 2012 à 14:58

Paroles de la chanson Une sorcière comme les autres de l’auteur-compositeur-interprète Anne Sylvestre — Anne-Marie Beugras de son vrai nom. 1975.

S’il vous plaît
Soyez comme le duvet
Soyez comme la plume d’oie
Des oreillers d’autrefois
J’aimerais
Ne pas être portefaix
S’il vous plaît
Faîtes vous léger
Moi je ne peux plus bouger

Je vous ai porté vivant
Je vous ai porté enfant
Dieu comme vous étiez lourd
Pesant votre poids d’amour
Je vous ai porté encore
A l’heure de votre mort
Je vous ai porté des fleurs
Je vous ai morcelé mon coeur

Quand vous jouiez à la guerre
Moi je gardais la maison
J’ai usé de mes prières
Les barreaux de vos prisons
Quand vous mourriez sous les bombes
Je vous cherchais en hurlant
Me voilà comme une tombe
Avec tout le malheur dedans
Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Celle qui parle
Ou qui se tait
Celle qui pleure
Ou qui est gaie
C’est Jeanne d’Arc
Ou bien Margot
Fille de vague
Ou de ruisseau

C’est mon coeur
Ou bien le leur
Et c’est la soeur
Ou l’inconnue
Celle qui n’est
Jamais venue
Celle qui est
Venue trop tard
Fille de rêve
Ou de hasard

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres
Il vous faut
Etre comme le ruisseau
Comme l’eau claire de l’étang
Qui reflète et qui attend
S’il vous plaît
Regardez-moi je suis vraie
Je vous prie
Ne m’inventez pas
Vous l’avez tant fait déjà
Vous m’avez aimée servante
M’avez voulue ignorante
Forte vous me combattiez
Faible vous me méprisiez
Vous m’avez aimée putain
Et couverte de satin
Vous m’avez faite statue
Et toujours je me suis tue

Quand j’étais vieille et trop laide
Vous me jetiez au rebut
Vous me refusiez votre aide
Quand je ne vous servais plus
Quand j’étais belle et soumise
Vous m’adoriez à genoux
Me voilà comme une église
Toute la honte dessous

Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Celle qui aime
Ou n’aime pas
Celle qui règne
Ou qui se bat
C’est Joséphine
Ou la Dupont
Fille de nacre
Ou de coton

C’est mon coeur
Ou bien le leur
Celle qui attend
Sur le port
Celle des monuments
Aux morts
Celle qui danse
Et qui en meurt
Fille bitume
Ou fille fleur

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres

S’il vous plaît
Soyez comme je vous ai
Vous y rêvez depuis longtemps
Libre et fort comme le vent
S’il vous plaît
Libre aussi
Regardez je suis ainsi
Apprenez-moi n’ayez pas peur
Pour moi je vous sais par coeur

J’étais celle qui attend
Mais je peux marcher devant
J’étais la bûche et le feu
L’incendie aussi je peux
J’étais la déesse mère
Mais je n’étais que poussière
J’étais le sol sous vos pas
Et je ne le savais pas
Mais un jour la terre s’ouvre
Et le volcan n’en peux plus
Le sol se rompt
On découvre des richesses inconnues
La mer à son tour divague
De violence inemployée
Me voilà comme une vague
Vous ne serez pas noyé

Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Et c’est l’ancêtre
Ou c’est l’enfant
Celle qui cède
Ou se défend
C’est Gabrielle
Ou bien Eva
Fille d’amour
Ou de combat

C’est mon coeur
Ou bien le leur
Celle qui est
Dans son printemps
Celle que personne
N’attend
Et c’est la moche
Ou c’est la belle
Fille de brume
Ou de plein ciel

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres

S’il vous plaît
Faîtes vous léger
Moi je ne peux plus bouger

The Runaways avec leur impressario Kim Fowley, 1975.

Des devoirs des enfants à l’égard de leurs pères et mères

Dans Famille le 18 février 2012 à 09:46

Extrait du livre Théologie morale à l’usage des curés et des confesseurs. Publié par Mgr. Thomas M.J. Gousset. Paris: Jacques LeCoffre et cie, Libraires, 1848.

Que nos parents aient des défauts ou qu’ils n’en aient point, qu’ils soient bons ou mauvais, qu’ils soient parfaits ou vicieux, nous devons les aimer, ne haïssant dans leur personne que leurs vices, que leur inconduite. La haine pour les parents devient facilement péché mortel; souvent une haine qui ne serait pas grave à l’égard d’un autre, peut l’être à l’égard de ceux à qui, après Dieu, nous devons tout ce que nous sommes.

La piété filiale n’est point stérile; elle nous fait un devoir de secourir nos parents qui sont dans le besoin, eu égard à leur position, à leur état, à leur condition. Nous devons veiller surtout à ce qu’ils ne meurent point sans avoir reçu les secours de la religion. Ici, soit indifférence, soit négligence, les enfants se rendent souvent coupables de péché mortel. On est obligé aussi de prier pour ses parents pendant leur vie, et de faire prier pour eux après leur mort.

 L’obligation d’assister nos parents dans leurs besoins, de les soulager dans leur vieillesse et dans les autres infirmités de la vie, est gravée dans tous les coeurs. Aussi, le droit civil, s’accordant avec le droit naturel, oblige les enfants à donner des aliments à leurs père et mère et aux autres ascendants qui sont dans le besoin et cette obligation est solidaire entre les enfants. Chaque enfant serait condamné à les fournir en entier, sauf le droit de recours sur les frères et sœurs, chacun pour sa quote-part. Les gendres et les belles-filles doivent également des aliments à leurs beau-père et belle-mère mais cette obligation cesse lorsque la belle-mère a convolé en secondes noces, ou lorsque celui des époux qui produisait l’affinité, et les enfants issus de son union avec l’autre époux, sont décédés. Les aliments sont accordés dans la proportion du besoin de celui qui les réclame et de la fortune de celui qui les doit. On entend par aliments la nourriture et les autres choses nécessaires a la vie, comme l’habillement et le logement «Cibaria, et vestitus, et habitatio, debentur »

 

Éjaculation préococe: la femme reste insatisfaite. Absence d’éjaculation: la femme est satisfaite.

Dans Amour, Sexualité le 15 janvier 2012 à 14:36

Extrait tiré du livre De la pérennité du couple: le savoir-faire en amour et la technique sexuelle publié par le Docteur Darlambach. Genève. 1979.

Éjaculation précoce: la femme reste insatisfaite

Elle ressent jusqu’au tréfonds d’elle-même ce manque de maîtrise de la part de son partenaire comme une grave maladresse qui la prive brusquement de la satisfaction physique et psychique vers laquelle elle aspirait de tout son être. Qu’elle ne profère pas de mots désobligeants à l’égard de l’homme, mais qu’elle soit amoureusement compréhensive et prenne les mesures appropriées pour soulager sa propre tension sexuelle.

L’amour, c’est l’étincelle. L’éjaculation précoce, c’est le coupe-circuit.

Absence d’orgasme et d’éjaculation chez l’homme: la femme est satisfaite

La femme est satisfaite mais, profondément aimante, peut éprouver un certain regret de voir son partenaire en panne juste devant le dernier ressaut de l’excitation. Elle doit alors surmonter son léger désarroi, qui restera inaperçu, en lui souriant, en le cajolant, en le remerciant, et s’offrir à nouveau à lui dans une position coïtale plus favorable au frottement du pénis, après les caresses de la fellation par exemple.

Le cœur de la femme s’attache plus par ce qu’il donne que par ce qu’il reçoit.

"In September 30, 1979, Audre Lorde took the stage as part of New York Institute for the Humanities' conference on Simone de Beauvoir called The Second Sex: Thirty Years Later."

La danse, les curés et les confesseurs

Dans Moeurs, Religion le 6 janvier 2012 à 13:48

Note de l’éditeur: Un grand merci à Ianick Marcil pour le tuyau.

Extrait tiré du livre Théologie morale à l’usage des curés et des confesseurs. Publié par Mgr. Thomas M.J. Gousset. Paris: Jacques LeCoffre et cie, Libraires, 1848.

Rarement la danse, même décente, est sans quelque danger: le plus souvent elle est dangereuse, plus ou moins, suivant les circonstances et les dispositions de ceux qui la fréquentent; il serait donc imprudent de la conseiller ou de l’approuver. Mais  autre chose est d’approuver la danse; autre chose, de la tolérer. Un pasteur fera tout ce qu’un zèle éclairé lui permettra de faire, pour empêcher les danses et les bals de s’introduire dans sa paroisse. Il évitera toutefois d’aller trop loin, de crainte d’être plus tard dans la nécessité de reculer; ce qui compromettrait son autorité. Si, malgré sa vigilance et ses exhortations, la danse s’introduit et s’établit dans sa paroisse, il doit la tolérer, sauf les cas suivants:

1° Un confesseur ne peut absoudre ceux qui persistent à vouloir fréquenter les danses regardées comme étant notablement indécentes, soit à raison des costumes immodestes qu’on y porte, mulieribus nempe ubera immoderate nudata ostendentibus, soit à raison des paroles obscènes qu’on s’y permet; soit enfin à raison de la manière dont la danse s’exécute, contrairement aux règles de la modestie. On excuserait cependant une femme qui, ne se permettant rien de contraire à la décence, prendrait part à la danse uniquement pour faire la volonté de son mari, auquel elle ne pourrait déplaire sans inconvénient.

2° Il ne peut absoudre ceux qui fréquentent les bals masqués, à raison des désordres qui en sont inséparables.

3° II ne doit point absoudre ceux qui ne veulent pas renoncer à l’habitude de danser pendant les offices divins.

4° Que la danse se fasse d’une manière convenable ou non, on ne peut absoudre les pénitents pour lesquels elle est une occasion prochaine de péché mortel, à moins qu’ils ne soient sincèrement disposés à s’en éloigner. Mais, pour que la danse soit une occasion prochaine de péché mortel, il ne suffit pas qu’elle occasionne de mauvaises pensées ou autres tentations, même toutes les fois qu’on y va; car on en éprouve partout, dans la solitude comme au milieu du monde.

Signataires de la Convention de Seneca Falls de 1848, la première convention pour les droits des femmes à se dérouler sur le sol des États-Unis.

Chambre de malade

Dans Santé le 4 janvier 2012 à 08:11

Extrait tiré du livre Larousse Ménager. Publié avec la collaboration de R.-E.-Jeanne Chancrin et de nombreux techniciens. Paris: Librairie Larousse, 1955.

Quelle que soit la maladie en cause, les soins seront facilités et le bien-être du malade amélioré par les précautions élémentaires suivantes, qui dépendront des possibilités et circonstances relevant de chaque cas particulier:

1e Placer le malade dans une chambre avant tout isolée et silencieuse. Entretenir une température de 18° à 20° C. Le chauffage central, facile à régler, est idéal, si l’on prend la précaution d’éviter le dessèchement de l’atmosphère (récipient d’eau sur le radiateur ou saturateur)

Éviter, si possible, le chauffage au charbon et les poêles à combustion lente (odeurs, dégagement d’oxyde de carbone). Le feu de bois, dans la cheminée, assure une ventilation parfaite, mais nécessite un entretien constant.

Éviter de faire bouillir en permanence des feuilles d’eucalyptus dans une casserole d’eau, ce qui entretient une humidité excessive de l’atmosphère.

Il est nécessaire, quelle que soit la saison, d’aérer la chambre et d’en renouveler l’air. Par temps très chaud, laisser la fenêtre ouverte, en évitant les courants d’air. Par temps plus frais, pour que le malade ne reçoive pas l’air directement, placer un paravent devant la fenêtre ouverte et renouveler l’opération pendant vingt minutes, trois ou quatre fois par jour, ou quelques minutes toutes les heures s’il fait très froid. Avoir soin pendant ce temps de bien couvrir le malade et de s’assurer que les bouillottes de son lit restent bien chaudes;

2e Le lit sera, autant que possible, placé de telle sorte qu’il soit aisément accessible des deux cotés; ne pas le mettre dans un coin de la pièce. Un lit sur pieds est préférable au divan bas;

3e Placer au chevet du lit une petite table recouverte d’un linge blanc (que l’on peut faire bouillir) et sur laquelle on disposera les médicaments et les accessoires nécessaires (thermomètre, seringue, etc.);

4e Débarrasser la chambre de tout meuble inutile ou encombrant; supprimer tapis et tentures, en ne laissant que l’indispensable. Les accessoires d’hygiène (bassin, urinal), soigneusement nettoyés et désinfectés après usage, ne seront pas posés par terre, sous le lit, mais placés sur une table basse, ou un siège recouvert d’un linge, et protégés par une serviette;

5e Si le malade est contagieux, disposer près de la porte les blouses et la cuvette contenant la solution antiseptique pour le lavage des mains;

6e Pour les maladies fébriles, tenir une feuille de température, sur laquelle on consignera les traitements successifs et les incidents divers: elle facilitera la tâche du médecin;

7e Grouper les soins matin et soir, de façon à laisser au malade le plus d’heures possible de repos ininterrompu. Ne jamais l’agiter, ne pas faire de bruit dans sa chambre;

8e Faire à l’aspirateur le ménage des chambres de malade;

9e Si l’on doit changer les draps, se faire aider d’une autre personne et ne pas lever le malade inutilement. Chauffer les nouveaux drapts avant de les rouler sous le malade;

10e Si l’on doit lever le malade, augmenter la chaleur de sa chambre.

Aloha Camp: "Hivers" pile into the beloved "Grasshopper" for an outing in 1955.

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