michellesullivan

Thérèse se dévoile à moi?

Dans Non classé le 26 mai 2012 à 18:41

Mme Thérèse Bédard Lamy (1919 – 2010)

Internet est terrain fertile pour les chercheurs. Dire qu’autrefois, pour retracer une inconnue  à partir d’un nom inscrit sur une page d’un de ses livres, on aurait eu du fil à retordre. En fait, je peux m’imaginer que la tâche aurait semblé impossible. Voilà qu’aujourd’hui nous n’avons qu’à nous tourner vers le toujours fidèle Google pour, à l’aide de quelques mots clés, retrouver en quelques secondes celle dont nous imaginions seulement l’existence.

Je crois avoir retrouvé Thérèse, celle qui me sert de muse et dont la grande collection de livres de conseils pour femmes alimente si bien ce blogue.

Au moment de me procurer cette collection si précieuse lors de la vente de sa succession, je n’avais pas osé demander trop de détails à sa belle-soeur (ou belle-fille? nièce?) qui se départait des biens de la défunte. Par pudeur, je suppose. J’étais encore sous l’effet du choc de voir qu’on vendait la lingerie d’une morte (et je regrette encore vivement à ce jour ne pas avoir eu la presence d’esprit d’en acheter). Je ne pensais jamais la retracer. Mais voilà qu’aujourd’hui j’ouvre un de ses livres,  Le Mariage et la crise du couple de Rogers Géraud (1973) et j’aperçois son nom “Thérèse  B. Lamy” inscrit en encre bleu dans le coin droit en haut d’une des premières pages, comme est la coutume.

Thérèse  B. Lamy comme dans Thérèse Bédard Lamy peut-être?

THÉRÈSE BÉDARD LAMY

1919 – 2010
Au CHRTR Pavillon Ste-Marie, le 20 décembre 2010, est décédée à l’âge de 91 ans et 8 mois, Mme Thérèse Bédard, épouse de feu François Lamy, demeurant à Louiseville. La famille accueillera parents et ami(e) à la Résidence funéraire St-Louis au 30, Saint-Marc
Louiseville. Heures d’accueil: jeudi, jour de la célébration, à partir de 14h. Une célébration de la Parole aura lieu le jeudi 27 janvier 2011, à 14h30, à la résidence funéraire Saint-Louis de Louiseville. L’inhumation aura lieu à une date ultérieure. La défunte laisse dans le deuil ses 2 belles-filles: Louise de Hawkesbury et France de Laval; ses frères, sœurs, beaux-frères, belles-sœurs, neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.
Résidences funéraires St-Louis
Renseignements: 819 228–3335
Télécopieur: 819 228-3345
Courriel: condoleances@maisonstlouis.ca
Site internet : www.maisonstlouis.ca
Entreprise affiliée à la Corporation des thanatologues du Québec

Le nom (avec initiale) est le bon, que son mari l’ait prédécédé est cohérent avec le peu qu’on m’avait raconté à son sujet, la région est la bonne (elle était de Louiseville, près de Trois-Rivières, tout à fait là où je suis arretée sur le Chemin du Roy en apercevant la vente de succession), les dates seraient bonnes. Ça semble plausible et même probable qu’il s’agisse de la Thérèse de ce blogue.

Si cette Thérèse est bel et bien MA Thérèse, elle est tout à fait comme je l’avais imaginée: une belle petite femme, soucieuse de son apparence, soigneusement maquillée et coiffée avec…. est-ce que je l’imagine … un sourire un peu triste.

Merci Google.

 

L’âme des mères

Dans Maternité le 13 mai 2012 à 09:31

Extrait tiré du livre “L’art d’être femme” publié par Annie C. Jeglot. Paris. 1932.

“L’âme des mères” n’affleure pas toujours (…) Il arrive que des parents et des enfants ne s’entendent pas dans la confiance sans borne qu’entraîne tout grand amour. Et je n’ai jamais compris que cela put être, tout en constatant trop souvent le fait.

Cela semble si simple que la mère, en particulier, gagne pour toujours et dès qu’elle le serre contre elle, le coeur de son petit enfant! Il lui est aisé d’en suivre alors tous les battements, de le faire grandir et de grandir avec lui!

Car l’éducation n’est pas que la croissance intégrale de l’enfant; elle est aussi celle de la mère. A celle-ci de monter, de se hausser dans sa tâche, à mesure que se déroulent l’enfance, l’adolescence, la jeunesse. A elle de se faire de plus en plus pénétrante, compréhensive, attentive à guider et à conseiller. Tout en paraissant le faire de moins en moins, alors que s’affirme la personnalité impatiente du jeune homme ou de la jeune fille. Il y a là pour une mère un sens tres délicat de son devoir propre et de la liberté légitime de son enfant. Sens qui requiert un doigté léger et ferme, des vues larges et sûres, un coeur aussi intelligent qu’aimant, toutes choses qu’oublient trop de mères qui restent en deçà ou vont au delà des limites.

S’il en est, en effet, de déficientes qui laissent aller trop de choses et, pour commencer, les coeurs de leurs enfants, il en est d’autres qui les serrent de trop près, les étouffent et les empêchent de faire leur vie. Dans l’un et l’autre cas, c’est l’incompréhension qui sépare les êtres et risque de jeter les jeunes de travers pour la vie.

(…) des qu’elle le serre contre elle, une vraie mère prend le rythme du coeur de son enfant et, moralement, grandit avec lui.

Madame: soyez gentille, mais jamais servile

Dans Mariage le 12 mai 2012 à 17:32

Extrait tiré du livre “Connaissance de l’amour” publié par Marcelle Auclair. Paris. 1960.

Une femme doit tout faire pour donner à son mari un foyer agréable, non pas agréable à sa manière à elle, mais à sa manière a lui. Aime-t-il recevoir? Mettez-vous en quatre pour le faire, même si cela vous donne beaucoup de mal, même si vous n’aimez pas énormement ce continuel va-et-vient. Prefère-t-il la vie de famille, le tête-à-tête et, après une journée d’affaires mouvementée, un peu de solitude et de silence? Organisez votre existence de manière à lui donner des heures de paix. Dites-vous que, lorsqu’on parle d’un “attachement”, ce mot n’est pas seulement une figure de rhétorique. Mais sachez aussi que cet attachement ne provient pas d’une seule grosse corde jetée une fois pour toutes autour du cou d’un pauvre homme. L’attachement est fait de mille liens dont chacun est fragile, mais dont l’ensemble forme un filet d’une extraordinaire solidité: chacune des attentions dont vous entourez votre mari devient une habitude, un besoin.

Si vous l’aimez, si vous tenez à lui, ne vous plaignez pas de ce qu’il lui soit impossible de faire sa valise tout seul, et de ce que le tabac de sa pipe n’ait pas le même goût lorsque ce n’est pas vous qui le lui avez mis sous la main. Ce sont, pour vous, de menues servitudes, mais ce n’est qu’en étant soi-meme fidelement attachée que l’on s’attache un être.

Soyez gentille, aussi gentille que possible. Soyez aux petits soins pour lui, faites-lui ses plats préférés, veillez à ce qu’il n’ait pas à chercher ses lames de rasoir, ne mettez pas ce que vous appelez de l’ordre sur son bureau, souhaitez-lui sa fête et son anniversaire, ne le faites pas attendre lorque vous sortez ensemble, ne l’ennuyez pas avec vos histoires menagères, passionnez-vous avez lui pour la mécanique, et n’achetez pas ses cravates.

Soyez gentille, mais jamais servile. Il y a une nuance. Qu’il sente bien que vous êtes ainsi parce que vous le voulez. Mais tout change à partir de l’instant où il se met à exiger ce que vous faites de bon gré. Ne soyez jamais la dame à qui son mari ose dire, lorsque l’un et l’autre sont assis dans un fauteuil: “Cherche mes lunettes, je ne sais pas où je les ai fourrées” Le jour ou vous admettez ce ton, ce genre d’ordre, vous êtes perdue.

Pique-nique dominical forêt de Rambouillet 1960

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